Hier, mardi 1er septembre, à minuit précisément, le prix du gazole a bondi simultanément en Guadeloupe, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. Un mouvement synchronisé sur cinq territoires, qui n'a rien d'une coïncidence.

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Hier, mardi 1er septembre, à minuit précisément, le prix du gazole a bondi simultanément en Guadeloupe, en Martinique, à Mayotte, à La Réunion et en Nouvelle-Calédonie. Un mouvement synchronisé sur cinq territoires distants de plusieurs milliers de kilomètres les uns des autres, qui n'a rien d'une coïncidence.
En Martinique, le gazole a franchi pour la première fois la barre symbolique des 2 euros, à 2,08 euros le litre, une hausse de 17 centimes. En Guadeloupe, il grimpe à 2,09 euros, 16 centimes de plus qu'en août. À La Réunion, la hausse atteint 13 centimes. Partout, un même motif revient : le sans-plomb, lui, recule légèrement ou reste stable. C'est bien le gazole, spécifiquement, qui explose.
Le communiqué de la préfecture de Guadeloupe, daté du 31 août, détaille ce qui frappe simultanément le marché du gazole : la reprise des tensions entre l'Iran et les États-Unis sur la circulation des navires pétroliers dans le détroit d'Ormuz, l'assèchement du Rhin qui complique l'acheminement fluvial vers les marchés européens, et la limitation des capacités de raffinage russes, dont plusieurs installations ont été endommagées par des attaques de drones ukrainiens. Faute de pouvoir s'approvisionner normalement, l'Europe se retrouve à importer du gazole depuis l'Inde et les États-Unis. Le baril de Brent, à 91,18 dollars en août, a grimpé de 17% en un seul mois, et de 46% depuis décembre 2025.
Contrairement à l'Hexagone, les territoires ultramarins n'appliquent ni TVA ni taxe intérieure de consommation sur les carburants. Une différence qui n'a rien d'anecdotique : sans cette couche fiscale qui amortit une partie des variations en métropole, le prix à la pompe y suit beaucoup plus directement les soubresauts du marché mondial. Une hausse de 17% du baril se répercute presque intégralement, sans le tampon que représente la fiscalité hexagonale.
Cette flambée confirme ce qu'on observait déjà en métropole fin août, où le prix du gaz augmentait de 5,6% et le gazole dépassait 2,24 euros le litre pour les mêmes raisons géopolitiques. Le conflit qui a débuté le 28 février continue, six mois plus tard, à se répercuter sur les prix à la pompe, sur tous les territoires français, sans exception géographique.
Données issues du communiqué de la préfecture de Guadeloupe, révision des prix des produits pétroliers, 31 août 2026, de Prix des carburants en Martinique : le gazole passe la barre des 2 euros, Outre-mer La 1ère, et de Carburants en Guadeloupe : le gazole augmente de 16 centimes, RCI.
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