18 personnes. C'est l'effectif actuel de Velvet, la compagnie qui vient d'obtenir sa licence pour défier la SNCF sur quatre lignes de l'Ouest. Derrière cette poignée d'employés, un engagement financier d'un milliard d'euros, entièrement porté par un fonds français.

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18 personnes. C'est l'effectif actuel de Velvet, la compagnie qui vient d'obtenir sa licence pour défier la SNCF sur quatre lignes historiques de l'Ouest. Il en faudra 300 d'ici 2028. Derrière cette poignée d'employés se cache pourtant un engagement financier d'un milliard d'euros, entièrement porté par un acteur français peu connu du grand public.
Le financement intégral de Velvet vient d'Antin Infrastructure Partners, un fonds d'investissement français fondé en 2007, spécialisé dans les infrastructures de transport, télécoms, énergie et environnement. Sur le milliard d'euros levé, 850 millions sont directement fléchés vers l'achat de 12 rames Alstom Avelia Horizon à deux niveaux, le même modèle que les futurs TGV M de la SNCF, ce qui doit accélérer leur homologation.
Les motrices sortent de l'usine Alstom de Belfort, la première ayant quitté les chaînes le 1er juillet 2026. Les voitures voyageurs, elles, sont assemblées à La Rochelle. La maintenance des rames sera assurée pendant quinze ans à Marcheprime, près de Bordeaux, sur un site partagé avec Liséa, l'exploitant de la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux. Autant de sites industriels français directement mobilisés par ce projet, indépendamment de son succès commercial futur.
"Nous apporterons environ 200 millions d'euros par an au réseau français", affirme Rachel Picard, présidente et cofondatrice de Velvet, ancienne directrice de Voyages SNCF et créatrice de Ouigo en 2013. Elle prévient elle-même que la rentabilité de la compagnie n'est pas attendue "avant quatre ou cinq ans" d'exploitation, un horizon qui donne la mesure du pari financier consenti par Antin.
Le déploiement de Velvet ne se fait pas sans friction avec l'écosystème existant. Un désaccord sur les règles d'accès au réseau a conduit le gouvernement à commander un rapport d'arbitrage à l'ancien ministre Dominique Bussereau, signe que la cohabitation entre nouvel entrant et opérateur historique reste encore à négocier sur plusieurs points.
Avec dix millions de places supplémentaires promises chaque année sur la façade atlantique, l'arrivée d'un concurrent sérieux sur ces lignes rouvre une question que la SNCF n'avait plus à se poser depuis longtemps sur ces trajets précis : celle du prix, et de ce qu'un vrai choix peut faire évoluer pour le voyageur.
Données issues de Transport ferroviaire : la concurrence se prépare à l'ouest avec Velvet, France 24 / AFP, de La start-up ferroviaire Velvet autorisée à concurrencer la SNCF sur les lignes à grande vitesse, Euronews, et de Velvet, nouveau nom du projet Proxima, sur l'axe LGV Atlantique pour 2028, Mobilithib.
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