Six fois. C'est le nombre de journées où Bordeaux a dépassé les 40°C en 2026, contre cinq fois seulement sur les soixante-quinze années précédentes réunies. Bercy vient de chiffrer ce que cet été hors norme coûte à l'économie française.

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Six fois. C'est le nombre de journées où Bordeaux a dépassé les 40°C en 2026, contre cinq fois seulement sur les soixante-quinze années précédentes réunies. Mercredi, Bercy a mis un chiffre sur ce que cet été hors norme coûte à l'économie française : 0,1 point de PIB envolé pour 2026, à cause de la chute de la production agricole.
Selon la Direction générale du Trésor, auditionnée devant la mission parlementaire flash sur le coût de la canicule, présidée par le député Eric Coquerel, la production agricole française devrait reculer de 8% cette année, environ la moitié du recul observé lors de la canicule de 2003, où la valeur ajoutée agricole avait chuté de 15%. Le maïs est le plus touché, avec une production attendue en baisse de 35% par rapport à 2025. Les prairies, elles, affichaient au 10 août une pousse cumulée inférieure d'un tiers à la normale, réduisant d'autant les réserves de fourrage pour l'élevage, exactement la difficulté que rencontraient déjà les agriculteurs bénéficiaires du plan d'urgence CASI annoncé début août.
Le ministère ne s'arrête pas au seul effet du thermomètre. Il précise explicitement que les effets des canicules sur l'agriculture s'ajoutent à ceux du conflit au Moyen-Orient, qui a renchéri le prix du gaz, lequel augmente à son tour le coût des engrais azotés, sur fond de perturbations du commerce mondial d'engrais. Un troisième canal de transmission de la même crise géopolitique, après le carburant et le gaz déjà documentés cet été, qui vient cette fois frapper directement les coûts de production agricole.
0,1 point de PIB peut sembler anecdotique isolément. Mais il s'ajoute à une croissance déjà nulle au deuxième trimestre 2026, et à un premier trimestre révisé à la baisse, à -0,2%. Dans ce contexte, chaque dixième de point compte, et rapproche un peu plus l'objectif de croissance annuelle du gouvernement d'un scénario compromis.
En dehors de l'agriculture, Bercy juge que les effets sectoriels et localisés des canicules resteront plus limités au niveau macroéconomique, sans décrochage généralisé identifié à ce stade. La ministre de la Transition écologique Monique Barbut avait pourtant évoqué, mi-août, une fourchette bien plus large, entre 10 et 15 milliards d'euros de coûts directs et indirects liés aux vagues de chaleur répétées de l'été, un chiffre qui inclut des effets que l'estimation stricte de croissance ne capture pas entièrement.
Données issues de [Croissance française : canicules et sécheresse coûteront 0,1 point de PIB en 2026, estime Bercy, AFP via TV5 Monde](https://information.tv5monde.com/economie/croissance-francaise-canicules-et-secheresse-couteront-01-point-de-pib-en-2026-estime-bercy), et de [Les canicules et la sécheresse coûteront 0,1 point de PIB à la France en 2026, ICI](https://www.ici.fr/infos/economie-social/les-canicules-et-la-secheresse-couteront-0-1-point-de-pib-a-la-france-en-2026-estime-le-ministere-de-l-economie-5303799).
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